On ose le mix prints
Shopping en ligne : look de la semaine
Norse Projects sur Oki-Ni - Casquette en coton kaki - 55 € - frais de port offerts à partir de 200 €
Uniqlo - Doudoune légère bleu nuit - 69,90 €
Burberry Prorsum sur Mr Porter - Chemise en coton et lin à imprimé Ikat bleu et blanc - 358,70 € et 25 € de frais de port
S.N.S. Herning sur Mr Porter - Pull en laine, tricoté main, rayé blanc et bleu - 180 € et 25 € de frais de port
Uniqlo - Pantalon cargo en coton olive - 39,90 €
Nike sur Oki-Ni - Modèle Air Flow encre et bleu - 70 € - frais de port offerts à partir de 200 €
East Pack x Kris Van Assche sur Oki-Ni - Sac à dos en toile de parachute, beige et blanc - 143 € - frais de port offerts à partir de 200 €
River Island sur Asos - Chaussettes à motif jacquard - 11,18 €
Jil Sander sur Oki-Ni - Ceinture à double boucle et détail en python bleu - 165 € - frais de port offerts à partir de 200 €

Qu’on se le dise : ce printemps, impossible de passer à côté de la tendance « imprimé ». Et pour compliquer le jeu, il ne s’agit pas de, simplement, glisser un bout de print dans une silhouette monocolore, non, non. L’exercice est bien plus subtil et requiert un poil d’audace. Il convient de mélanger les genres et ne pas craindre d’associer un carreau et un pois, ou une rayure et un tartan. Mais pas de panique, tout de même, quelques astuces vous aideront à relever le défi haut la main :

1- si vous vous lancez dans le mix de deux motifs, choisissez les de deux couleurs identiques, pour vous simplifier la tâche.
2- comme dans notre look, utilisez l’imprimé le plus fort en touche en faisant juste dépasser la chemise du pull à col rond.
3-  évitez de trop superposer les deux imprimés (exercice réservé aux initiés) et misez donc sur un clin d’oeil en accessoire ou sur une paire de chaussettes.
4- dernier conseil : les motifs minis sont toujours plus subtils que les maxis. On évite donc les rayures géantes et les pois énormes.

A vous de jouer !

Interview : Claus Estermann
L'ami du petit-déjeuner

Nom : Estermann
Prénoms : Claus, Helmut (d’après son père), Axel
Date de naissance : 15 février 1972
Lieu de naissance : Prien am Chiemsee, un petit village bavarois entre Munich et Salzbourg

Pourquoi démarrer ce nouveau rendez-vous avec Claus ? Tout simplement car c’est un homme au profil intéressant, en train de consolider une nouvelle aventure professionnelle prometteuse.
On aime les challenges et les personnes motivées.

Retour 18 ans en arrière : Claus arrive à Paris après être passé par Lausanne pour son apprentissage hôtelier (sa famille tient un hôtel depuis des générations). Mais c’est la mode qui va le faire rester. Claus aide un ami qui lance sa marque de prêt-à-porter : organisation des défilés, relations avec la presse. C’est le déclic. Claus loves fashion.
Il trouve rapidement une place chez Girault-Totem, un bureau de presse multimarques axé jeunes créateurs, et pas n’importent lesquels (Raf Simons, Véronique Branquinho, Bernhard Willhelm, Jeremy Scott…). Il intègre ensuite le service de presse Yves Saint Laurent puis décroche le poste de responsable presse de la maison Givenchy.
Dernier poste mode en date : directeur de la communication pour Azzaro.
De ces années, Claus nous a laissé le souvenir d’un jeune homme ultra-pro, toujours aimable et efficace.
On l’aimait bien quoi ! Et puis il a disparu…

… Pas pour trop longtemps. Claus a refait surface il y a de cela 9 mois, dans un registre complètement différent puisqu’il a lancé son enseigne éponyme : « un concept « all-round » autour du petit-déjeuner. Notre épicerie fine propose à nos clients les meilleurs ingrédients pour un petit-déjeuner chez eux, et dans notre salon, nous servons des petits-déjeuners salés/sucrés, chauds et froids 7 jours sur 7.
Le petit-déjeuner est beaucoup plus établi en Allemagne. Ce repas m’est cher ; beaucoup de bons, délicieux et intimes souvenirs y sont liés. En France, ce repas est encore assez délaissé, j’ai envie de lui donner toute sa place
. »

Mais pourquoi donc avoir quitté le fabuleux monde la mode, en pleine ascension ?
« La mode n’étant pas mon premier métier, je n’ai pas eu peur de le quitter le moment venu. J’ai d’ailleurs toujours gardé un certain recul par rapport à ce monde. J’y ai appris quasiment tous ce que je connais aujourd’hui, c’était une période géniale, d’une extrême richesse, que je ne regrette pas une minute. Je suis rentré dans ce métier pour certaines valeurs que je n’y trouvais plus à un moment donné. Nous changeons, nos envies changent et, de toute façon, les temps où l’on exerçait un seul métier tout sa vie sont heureusement révolus. A 36 ans, j’avais envie de réaliser ce projet en profitant de l’ensemble de mes expériences.  »

C’est plutôt d’une fusion d’expériences dont il faut parler. Une fusion mûrement réfléchie, autour d’une idée qui traînait depuis quelques années : « une fois que j’ai quitté la mode, j’ai pris une année off et cela m’a fait un bien fou ! Cela m’a permis de me retrouver, alors que je m’étais quelque peu perdu dans mon travail après 15 années enchaînées non-stop à un rythme d’enfer. Remettre les compteurs à zéro a été une grande chance pour moi. J’ai pu prendre mon temps pour mettre en place mon nouveau projet et trouver mon endroit dans la rue Jean Jacques Rousseau. »

La mode ne va pas le lâcher pour autant car son réseau fashion a été réactivé à bon escient. Vous avez de fortes chances de croiser des rédacteurs/rédactrices lors de votre prochain passage. Le lieu est central, simple, clair et convivial, on y mange bon et sain (vous pouvez même y déjeuner d’une formule petit-déjeuner complète).
Cerise sur le gâteau (ou plutôt sur le cake moelleux citron pavot) : personnel pro, aimable et… super cute ! Et cela, ça plaît à tout le monde.

Objectif expansion, doucement, mais sûrement : livraison en ligne prévue pour l’année prochaine (déjà possible pour shootings, showrooms, présentations) et réflexion opérationnelle sur quelques produits fins et essentiels qui arboreront la couronne de trèfles « CLAUS Paris » -Claus aime les symboles des cartes de jeux et n’a pu s’empêcher le clin d’oeil mode en ajoutant Paris. On ne se refait pas… complètement !

Questions bonus

Ta couleur préférée ?
Bleu, plus chic que le noir.

Les 3 morceaux de musique dont tu ne pourrais vraiment pas te passer en ce moment ?
The Chairman Dances – John Adams
Vertigo – Scène d’amour – Bernard Herrmann
You Call It Love – Overhead
Je n’écoute pas vraiment les charts …

Tes 3 morceaux de musique « all time favorites » ?
Your Love Is King – Sade
Fuck The Pain Away – Peaches
Madame Rêve – Bashung

Ton look ?
Simple, sobre et confortable

Tes marques fétiches ?
AMI, Raf Simons, Charvet

Une philosophie de vie ?
Le hasard n’existe pas.

Ton défaut préféré chez toi ? L’obsession
Chez les autres  ? L ‘obsession

Ce que tu regardes en premier chez une femme ? L’allure
Chez un homme ? La démarche

Tu préfères séduire ou te faire séduire ? Séduire

Tes petits luxes ? Un long week-end à la campagne

Célibataire ? Oui

CLAUS est situé 14, rue Jean-Jacques Rousseau – 75001 Paris. Tel : 01 42 33 55 10
Ouvert tous les jours, du lundi au vendredi de 7h30 à 18h, les samedi et dimanche de 9h30 à 17h
« Les scones et les cookies sont à tomber« , dixit la voisine d’en face, à savoir la belle Léa, Public Relation Manager chez Louboutin…

Photos Pascal Loperena

Marmite vs Vegemite
Les découvertes gastronomiques de Jean-Michel Duriez

Entre 1909 et 2010, les équipes nationales de Rugby à XV anglaise et australienne se sont affrontées 40 fois. Résultat : 16 victoires pour la Rose anglaise, 23 pour les Wallabies, et 1 match nul en 1997. Cela ne rigole pas dans le Commonwealth : on aime bien s’étreindre entre gentlemen autour d’un ballon ovale, mais faut pas plaisanter avec la fierté nationale…  la pression pourrait monter.

Justement, quelques années avant leur premier match, naquit en 1902 la Marmite Food Company à Burton on Trend, en Angleterre. Après qu’un scientifique allemand du nom de Liebig découvrit un procédé de concentration de la levure de bière, des anglais excentriques poussèrent ce concept en inventant une recette restée secrète incluant légumes, vitamines et épices ; une pâte à tartiner salée, épicée et amère, qu’ils baptisèrent Marmite (prononcez mar-maille-t). Ce « spread » devint instantanément un sujet de discussion entre « Lovers » et « Haters ». Il n’y a pas vraiment de milieu pour être franc ; le monde fut irrémédiablement divisé en 2 sur le sujet : miam ou beurk !

Ce succès qui s’étend sur l’Empire Britannique fait des envieux, puisqu’en Australie, en 1922, M. Fred Walker fonde à son tour une entreprise fabricant une pâte à tartiner à base de levure de bière. Nommée Vegemite, elle s’impose assez difficilement au départ, mais un peu de marketing et l’aide inattendue de la Seconde Guerre Mondiale viennent sceller un pacte national d’amour entre Vegemite et le peuple australien. Son rationnement et la difficulté à faire venir la Marmite d’Angleterre créent un marketing de pénurie et installent définitivement la Vegemite dans le cœur des australiens. Dès lors, une très British guerre des mondes va s’installer. Lire la suite..

Banlieue, je te veux… autrement
Archi-home

Double banco pour cette réalisation du studio Fuse-Atelier à Abiko au Japon. Premièrement car on adore le béton coffré. Secundo car dans notre chasse au pavillon de banlieue revisité (nous vous avons déjà trouvé quelques exemples ici, et ), celui-ci emporte la palme.
Des formes et des volumes impressionnants (pas par la taille), travaillés avec finalement assez peu d’ouverture, et sans que le résultat ne donne pour autant le moindre sentiment d’oppression.
Pas d’effet bunker en effet pour ce bel ouvrage, qui casse les codes aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur avec cet espace à vivre « néo-cathédrale ». Dieu (?) leur a donné la foi !
C’est imposant, mais graphiquement élégant. Un concentré (80 m2 seulement) d’originalité.
Seule contrainte du lieu : sa force esthétique impose un maximum de rigueur au niveau déco.
On ne se refait pas quand on est français : il fallait bien trouver quelquechose à lui reprocher…

Une idée lumineuse
La Wooden Bulb éditée par Suck UK

Magnifier l’ampoule comme source référente de lumière ? Ou plutôt lui rendre un dernier hommage au vu du déploiement de l’utilisation des LEDs et des nouvelles perspectives qu’elles offrent en terme de design (découvrez ou redécouvrez nos coups de coeur signés Goodbye Edison et Porky Hefer) ?
Peu importe au final. Ce qui compte, c’est le résultat. Avec la création Wooden Bulb, désignée par Barend Hemmes et éditée par Suck UK, on est dans le design joueur – qui n’est d’ailleurs pas toujours un filon gagnant.
Combien d’objets déco surfant sur une mode légère et passagère a-t-on vu remplir les pages tendances des magazines spécialisés… et les intérieurs de lecteurs mal éclairés. Avant de vous décider pour un achat déco, ne raisonnez pas trop au coup de coeur, sauf si votre sens du style est établi et confirmé. Posez-vous la question de savoir si vous imaginez encore bien cet objet chez vous dans 2/3 ans. Précision : la marge entre passion et raison est aussi une question de budget.
Nous avons toujours en tête de sélectionner des produits dont vous ne regretterez pas l’acquisition.
Dans le cas présent, nous ne parierons pas sur une future icône du design, mais sur une envie tentante et raisonnable (on la préfère presque posée que suspendue).

131 € et  7,95 €  de frais de livraison sur l’eshop d’Urbanoutfitters