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Situé à Wingen-sur-Moder (où les créations Lalique sont toujours produites ; nous vous en reparlerons d’ailleurs très prochainement), le musée est installé sur un ancien site verrier. Un vieux bâtiment rénové sans caractère particulier de prime abord dévoile une architecture contemporaine signée Wilmotte. Un écrin particulièrement soigné. De quoi mettre en valeur un véritable trésor, dans une scénographie dominée par le noir et la lumière maîtrisée. Car René Lalique était un artiste de génie.
Bijoutier à ses débuts, il associe à l’or et aux pierres précieuses des matières jusqu’alors peu considérées comme la corne, l’ivoire, l’émail, et bien entendu le verre, auquel il donnera ses lettres de noblesse. « Mieux vaut la recherche du beau que l’affichage du luxe ». Une phrase qui résonne toujours aussi juste, et pas seulement dans la sphère des arts décoratifs…
C’est en effet la beauté de chaque objet qui frappe sur l’ensemble de collections présentées. Des lignes travaillées avec une finesse inouie, dans un flux créatif riche et constant, avec trois sources d’inspiration omniprésentes : la faune, la flore… et les femmes.
Au programmes des réjouissances : bijoux, flacons de parfums (avec un espace dédié à la superbe collection accumulée par Silvio Denz, aujourd’hui propriétaire de Lalique), arts de la table, luminaires, éléments de décoration, dessins et sculptures majestueusement imposantes (les photos de la fontaine conçue pour l’exposition universelle de 1925 et l’imposant lustre de 3 mètres de haut pesant 1,7 tonne suspendu dans le hall d’accueil – première photo- laissent pantois).
Après le décès de René Lalique en 1945, son fils Marc lui succède, reconstruisant et modernisant l’usine en grande partie détruite par la guerre. Il abandonnera le verre au profit du cristal, sublimant ainsi les contrastes entre transparence et satiné, au coeur du style Lalique. Aujourd’hui, en 2011, dans l’usine Lalique, les fours ne s’arrêtent jamais. Affaire à suivre…
Toutes les infos pratiques sur le site du musée
Photos Pascal Loperena pour LorenzodeParis.com



























































