Jil Sander
En direct de Milan - défilés Automne Hiver 2012/2013

Les conversations entre rédacteurs post-défilés étaient moins élogieuses que d’habitude chez Jil Sander…
Assez compréhensible au vu de ce que Raf Simons a fait défiler. Pas de quoi susciter l’unanimité.
Total look cuir ou nylon noir anyone ?
Simons sait ce qu’il fait. Sa crédibilité n’en sera pas entachée pour autant car demeure la force du parti-pris.
Une démarche qui pousse à la réflexion. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ces pulls à motifs enfantins dinosaure ou baleine ? Que les acheteurs se rassurent : les costumes sont toujours aussi bien taillés !

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Backstage Ermenegildo Zegna
En direct de milan - défilés Automne Hiver 2012/2013
Backstage Roberto Cavalli
En direct de Milan - défilés Automne Hiver 2012/2013

Photos Pascal Loperena

Ermenegildo Zegna
En direct de Milan - Défilés automne-hiver 2012/2013

Ermenegildo Zegna ou une vision sublimée d’un businessman voyageur en goguette. Décor évocateur d’un lodge 5 étoiles près des pistes pour une collection mixant les codes formels et casual en mode pur luxe.
Un registre « country style » pour les tissus des costumes (tweed, écossais, chevrons), mais coupés près du corps pour une silhouette élancée.
Matières sublimes avec le cachemire star (aussi bien pour les gros pulls jacquard que pour les cols roulés blanc cassé omniprésents, même sous les chemises) et le retour du « Spazzolino », un alpaga peigné créé par Agnona dans les années 70. Pour dynamiser l’ensemble, du denim brut coupé tailleur.
A noter, les hybrides réussis niveau chaussures entre modèles classiques et de montagne, en cuir patiné à grosse semelle surpiquée.
Les looks du soir enfoncent le clou de la nonchalance avec un gilet à col fourrure ou un peignoir-smoking sur les chemises à noeud papillon… Notre homme a suffisamment d’assurance pour s’épargner le moindre diktat, sans pour autant avoir besoin d’esbrouffe.

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Dolce & Gabbana
En direct de Milan - Défilés automne-hiver 2012/2013

La silhouette Dolce & Gabbana est bien établie : jean et gros pull (ou maille moulante) pour le jour, déclinaison de gris pour les vestes et les costumes (qui n’ont rien de formel dans leur coupe : pantalons amples à fourche basse).
Et si le final fait défiler l’ensemble de la cabine en pardessus noir, ce n’est pas à ce moment qu’il faut rechercher la théâtralité de la collection. Car au son de Verdi, c’est une avalanche de broderies de fils d’or qui donne le ton. Le duo italien n’a jamais joué la carte du timide et l’hiver prochain propose un vestiaire très couture, sans le côté guindé. Il ne s’agit pas de costumes d’académiciens. Vestes et manteaux mêlent ultra-sophistication et matières de jour. Encore plus osé : le mix sur pyjama de soie imprimé. Les broderies vont même coloniser casquettes, pulls, chaussures et chaussettes… Pour les aficionados.

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