



















Nom : Bonastre de Celis
Prénom : Fernando
Date de naissance : 12 février
Lieu de naissance : Santander, la fiancée de l’Océan Cantabrique (le sud du golfe de Gascogne)
Retour un an en arrière : « PR extraordinaire » Jacques Shu poste un de ses repérages sur Facebook. Le visuel m’attire : une main d’homme agrippe un très beau sac. C’est ainsi que j’ai découvert BONASTRE, une marque de maroquinerie pour homme, jusqu’alors inconnue au bataillon. Merci Jacques ! Car je cherchais à ce moment une pochette pour mon nouveau MacBook Air et ne trouvais rien à la hauteur de mes espérances. Je l’ai trouvée chez BONASTRE. Protège-ordi ou porte-document suivant le besoins, elle s’adapte à mes besoins et fait un effet boeuf à chaque fois que je la porte. J’ai depuis pas mal échangé avec le fondateur de BONASTRE. Une belle histoire : beaux produits, bel esprit et surtout une petite affaire très bien lancée. Il était temps de vous le faire découvrir.
Fernando Bonastre de Celis est d’origine espagnole. S’il vient en vacances dans la propriété de famille à Biarritz depuis gamin et qu’il habite Paris depuis 13 ans (après un premier stage chez Lacroix, il n’est pas rentré, a enchaîné avec Montana et bien d’autres expériences…), il a tout de même conservé un accent marqué et charmant.
Il adore Paris. Paris va l’adorer.
Etudes de mode à Madrid puis Master de Marketing appliqué à la mode et au luxe : Fernando a une double formation, mais surtout une vision, qui lui permet aujourd’hui de déployer sa marque de façon significative.
Vous allez en entendre parler !
Comment est née cette vocation ? « Dans les années 80 à Barcelone, je voyais chez mes parents un défilé de personnages joyeux et excentriques, la plupart travaillant dans la mode, des membres de ce que l’on appellera « La Movida ». Leur manière de s’habiller me fascinait, ils ne se souciaient aucunement de l’avis des autres et s’exprimaient à travers cette liberté de looks complètement déjantés. »
La mode l’appelait. « J’ai toujours travaillé dans le prêt-à-porter femme, simultanément en tant que styliste, directeur d’Image et directeur artistique. Alors que j’avais un rendez-vous avec un grand groupe américain pour un poste de directeur de collection à New York, je cherchais dans tout Paris un sac pour mon laptop. Tout me semblait identique, sans personnalité, pas du tout à mon goût et c’est là que j’ai eu le déclic ! Je me suis mis à fond dans le projet ; je trouve fascinant de travailler sur un objet comme un sac, dans lequel on met tant de sentiments… presque une extension du corps. »
Fernando a donc créé BONASTRE depuis un peu plus d’un an et cartonne déjà au Japon et en Asie. L’Eclaireur l’a sélectionné et il aura une place de choix dans le futur nouvel espace maroquinerie du Bon Marché qui ouvrira en Septembre (seulement deux « jeunes marques »).
Un démarrage en trombe, et pour d’excellentes raisons : le marché revient à une logique du vrai bon produit : beau et bien fait.
« La merveille du fait-main d’un atelier espagnol, la réinterprétation contemporaine et créative des traditions, le désir pour les choses qui durent, font de chaque modèle une pièce unique, sans omettre l’esthétisme de l’objet. Avec une forte inspiration venant de l’architecture minimaliste (Tadao Ando ou Oscar Niemeyer). Un sac BONASTRE a une pureté radicale, une volupté dans ses volumes et une nonchalance dans son look, pour finalement aller droit à son rôle essentiel. » Fernando sait imaginer, produire et aussi très bien s’exprimer !
Avec en plus un engagement green : « A la création de ma marque, s’est posé un grand problème éthique. L’industrie du cuir est une des industries les plus polluantes qui existe à cause du chrome utilisé pour le tannage. Pour moi, il n’était pas question que j’y participe, et j’ai redécouvert le tannage végétal à base de plantes et d’écorces, qui donne ce caractère au cuir et cet aspect naturel qui prend de la personnalité à l’usage. Je suis fasciné par cette texture et son odeur. »
Fernando cherche un lieu à Paris pour ouvrir sa première boutique, qui devrait voir le jour début 2013, comme celle de Guangzhou en Chine (ce ne seront que les premières). Et les projets ne s’arrêtent pas là puisqu’il a trouvé les bonnes personnes pour s’occuper de son développement sur le Moyen-Orient et… le monde entier, avec en prime une boutique en ligne pour l’automne-hiver prochain, l’extension de la gamme à la petite maroquinerie et les ceintures, et une collection femme en 2013 encore.
This is what we call a success story.
Vous pouvez passer commande en direct depuis le site BONASTRE.
Questions bonus
Ta couleur préférée ?
Le blanc
Les 3 morceaux de musique dont tu ne pourrais vraiment pas te passer en ce moment ?
Bad Girls – M.I.A.
Lotus Flower – Radiohead
Stadium Love – Metric
Tes 3 morceaux de musique « all time favorites » ?
Rider On The Storm – The Doors
Do You Want To – Franz Ferdinand
There There – Radiohead
Ton style en terme de look ?
Minimaliste avec une touche rock
Tes marques fétiches ?
Rick Owens, Jil Sander, Lanvin, Hermès
Une philosophie de vie ?
C’est obligatoire de vivre les expériences que nous offre le destin ; en revanche, c’est le choix de chacun de le subir ou d’en jouir…
Ton défaut préféré chez toi ? Mon accent
Chez les autres ? Du moment que ça ne les rend pas malheureux, je trouve leurs petits défauts plutôt mignons…
Ce que tu regardes en premier chez une femme ? Son énergie et son sourire
Chez un homme ? Son sourire et son énergie
As-tu des expressions « gimmicks » qui reviennent souvent dans ta bouche ?
Hiiiihiiihiiihhiiiii !!!!!!!!!!!!! (je rigole tout le temps…)
Tu préfères séduire ou te faire séduire ?
J’aime les deux
Tes petits luxes ?
Un chocolat Jean-Paul Hévin avec mon thé de 16 heures.
Célibataire ?
Non










