
Nous ne reviendrons pas ici sur « l’intérêt » de la cosméto dite « masculine » (voir notre article sur le sujet). Je préfère entrer directement dans le cœur du sujet et vous éclairer en mode Q/A sur l’utilité et l’efficacité des soins labéllisés « bio », dont la déferlante a inondé le petit monde de la beauté depuis environ 4 ans. Un raz-de-marée passionnant…
Pourquoi des ingrédients biologiques dans un soin ?
A la base, le développement de cette cosmétique alternative est fondé sur la crainte du caractère potentiellement allergisant de certains additifs présents dans les crèmes dites « classiques » (conservateurs, parfums de synthèse, agent de texture…). Afin d’éviter ce problème, l’idée est donc d’utiliser des ingrédients naturels issus d’un mode de production pouvant se targuer du légendaire label biologique Ecocert (d’autres se sont d’ailleurs développés depuis : One Voice, Cosmebio – tous très fiables). Hélas, la déception a été et est encore parfois au rendez-vous car selon la sensibilité de chacun, des composants nobles comme la propolis (résine végétale chouchoute des abeilles), la lanoline (graisse de la laine des ovidés) et surtout certaines huiles essentielles provoquent des réactions inflammatoires, soit l’inverse du but recherché ! Hormis cette réelle contradiction, il demeure l’intérêt de poser sur sa peau et d’y faire pénétrer des substances cleans (réduction des toxines ?) et de favoriser également à l’échelle mondiale, l’éthique et le respect de l’environnement.
Quel est le prix du bio en cosméto ?
Les échoppes biologiques ont toujours proposé à leurs irréductibles aficionados des crèmes et des savons perdus au milieu des tranches de tofu et des pains aux graines germées (la pionnière WELEDA a 90 ans au compteur !)… La conscience écologique grandissante depuis le début du XXIème siècle a provoqué un étoffement des références proposées par ces marques cosmétiques bio incontournables (MELVITA, SANOFLORE, LAVERA) ainsi que la naissance de nouvelles venues (DOUX ME, LILAS BLANC), mais tout ceci à des prix revus à la baisse, après avoir été longtemps rédhibitoires (pour cause de coûts de production aisément compréhensibles). Dans leur sillage, les 100% bio ont entraîné les marques « classiques » promptes à créer des lignes bis dédiées au biologique : ainsi les rayons des supermarchés (MIXA Bio, DIADERMINE Bio, GARNIER bio), des parapharmacies (Bio Beauté by NUXE, quelques tentatives intéressantes chez BIOTHERM et CAUDALIE) et des parfumeries (NICKEL, NATURA BRASIL, L’OCCITANE) ont été envahis ces dernières années par des soins surfant sur la vague green (vrai engagement ou coup marketing ? C’est à vous, utilisateur, de trancher !).
Les tarifs sont ni plus ni moins ceux des soins à ingrédients chimiques de la marque-mère.
Enfin, la niche de l’ultra confidentiel luxueux, (cher, très cher, mais bio !) existe également ; c’est une exception culturelle originale, mais aberrante écologiquement parlant : tel macérat de roses de Polynésie est à coup sur rare et intéressant pour l’industrie de la beauté, mais bonjour la débauche de carbone pour rapporter les fleurs ! Et je ne parlerai même pas des packagings prétentieux et inutiles, limite en termes de développement durable…
La cosméto bio est-elle efficace ? Lire la suite..