Botanicalissime
Archi-boutique

Pas encore parfaitement desservie, la région de Brumadinho accueille l’institut Inhotim, la plus grande collection privée d’art contemporain de toute l’Amérique du Sud. Les brésiliens peuvent remercier Bernado Paz, grand industriel de l’acier, qui a non seulement ouvert sa collection au public en 2005, mais l’a de plus installée dans un magnifique parc paysagé de 50 hectares. S’y côtoient la plus grande collection de palmiers au monde et des oeuvres d’une centaine d’artistes, souvent commandées spécifiquement pour le lieu afin de mieux fusionner l’art et la tropicalité brésilienne.
Cette top destination en a inspiré plus d’un, et notamment ces commerçants, qui ont ouvert juste à côté cette « open-boutique » de plantes, Loja Botânica, au cas où la visite du parc fasse remonter votre fibre main verte.
Le cabinet d’architectes Rizoma a conçu cet espace complètement ouvert sur l’extérieur, très Palm Spring dans ses lignes… un rêve de marchand de plantes. Et un rêve de client aussi, car si avoir des envies de jardin et de nature en passant chez un botaniste est une chose, c’en est une autre de rêver d’acheter tout l’espace pour avoir son espace jardinage nec plus ultra.

La phyto, kézako ?
Le rendez-vous avec Doctor Gorgeous

« Phytos » en grec ancien, c’est la « plante ». La phytothérapie, c’est donc la médecine (ou en tout cas, le soin, le traitement) par les plantes (et le monde végétal en général). Nous avons tous pratiqué un jour la phytothérapie sans le savoir : une orange pressée les matins difficiles, ou une verveine avant de rejoindre Morphée, c’est de la phytothérapie !

L’usage des plantes médicinales se confond avec les premiers temps de l’humanité. De nos jours, celles-ci sont à la source de la pharmacologie moderne (les principes actifs du règne végétal étant très puissants) : 45% des médicaments actuels sont issus des plantes… Je dis bien « issus » car la phytothérapie pure (c’est-à-dire, une ou plusieurs plantes utilisées sans adjuvants, mais sous une forme particulière, et dans le but de soigner une affection) a quitté le monde médical et a envahi le champ du commerce et de l’automédication.
Vous avez tous remarqué comme moi ces conditionnements attractifs au rayon Santé-Beauté de votre Monoprix par exemple ou dans votre parapharmacie, ces boîtes nombreuses et bien alignées où des noms de plantes (parfois totalement inconnues) jouxtent des noms de troubles pathologiques fréquemment répandus ( peau à problèmes, ballonnements, nervosité…), le tout écrit avec la même police et quasiment la même taille. Se soigner n’a jamais été aussi facile : il suffit de savoir lire, dirait-on !
Le marché de la phytothérapie a explosé ces dernières années. Tentons d’y voir plus clair… Lire la suite..